
Ma grand-mère maternelle avait 9 frères et soeurs. Avec mon grand-père, elle a eu 6 enfants. J’ai grandi dans une famille nombreuse. Très nombreuse. Une smala comme on n’en fait plus beaucoup.
Je me souviens des grandes tablées à l’ombre du fusain, du plat de raviolis encore fumant qu’on pose au centre, des enfants qui courent encore dans le jardin tandis que les adultes crient : « à table ! ».
Je me souviens de ma grand-mère qui nous prépare le thé dans sa petite cuisine en sous-sol, du grand plateau sur lequel elle disposait les tasses en porcelaine, le petit pot de lait en argent et la jolie théière que mon grand-père avait rapporté d’Orient. À chaque fois, j’attendais, faussement patiente, de voir quels petits gâteaux elle allait choisir. Elle connaissait ma passion pour le chocolat et faisait mine d’hésiter avant de choisir mes préférés. Je la revois porter le plateau jusqu’au salon, à petits pas, pour être sûre de ne rien faire tomber.
J’adorais ces moments privilégiés avec elle. Ces moments rien qu’à nous, loin du tumulte familial. On s’asseyait confortablement dans le canapé à fleur, et on papotait pendant des heures. Elle me racontait les histoires de la famille, les dernières anecdotes en date, ses souvenirs d’enfance, la vie pendant la guerre. Ma grand-mère était un livre humain. Elle était la mémoire de la famille. La gardienne des chroniques familiales. J’étais trop jeune pour prendre conscience du trésor qui m’était offert. Je pensais, naïvement, qu’elle serait toujours là. Qu’on prendrait toujours le thé, elle et moi, assises dans son grand canapé à fleurs. Que je pourrais toujours l’écouter me raconter les histoires de notre saga familiale.

Ne pas a voir enregistré ses mémoires est mon plus grand regret. J’aurais aimé recueillir ses mémoires, écrire sur papier ses anecdotes, ses souvenirs de femme, de mère, d’épouse et de jeune fille. J’aurais aimé qu’elle me raconte encore comment elle a rencontré mon grand-père, comment leur histoire d’amour est née, juste avant la Guerre. J’aurais aimé qu’elle me partage son expérience de mère, à la naissance des jumeaux, quand les machines à laver n’existaient pas encore et que la France était encore sous rationnement.
Pourquoi raconter son histoire familiale?
Raconter l’histoire de sa famille est un voyage en soi. Une quête vers ses origines, à la rencontre des récits qui nous constituent.
Connaître son histoire familiale, son passé, ses racines, c’est savoir un peu mieux d’où on vient pour pouvoir s’ancrer sereinement dans le présent et se déployer avec plus de confiance dans l’avenir.
C’est un patrimoine familial d’une valeur inestimable pour les générations futures. Un cadeau précieux, qui pourra être transmis par la suite de génération en génération.
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